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Le 25 mars 2010
Les Ami(e)s de la Terre accueillent avec une grande déception la décision de la Cour suprême du Canada, qui refuse d’entendre notre requête de rendre le gouvernement fédéral imputable de son inaction dans la mise en application de la Loi de mise en œuvre du Protocole de Kyoto, pourtant dûment adoptée par le Parlement canadien en juin 2007.
Je tiens à rappeler à l’ensemble des Canadiennes et des Canadiens soucieux de ce dossier que cette loi cruciale a été adoptée par les trois partis d’opposition – les Libéraux, les Néo-démocrates et le Bloc Québécois – ainsi que par le Sénat, pour devenir une des lois de notre pays. Il s’agissait d’un signal important, établissant qu’un Parlement peut s’avérer fonctionnel, même en régime minoritaire. La décision du Gouvernement de ne pas tenir compte de cette loi bafoue le principe même de notre démocratie.
Malgré tout le verbiage au sujet de plans climat «conçus au Canada», il n’existe tout simplement pas de plan canadien de protection du climat. Il n’existe pas de règlements canadiens dans ce domaine. En fait, aucune directive n’a jamais été émise concernant la prise des mesures réglementaires exigées par cette loi de notre Parlement. Il n’y a pas eu d’efforts visant à ce que le Canada fasse le maximum possible pour protéger notre climat. Au lieu de cela, nous voyons le gouvernement calculer le strict minimum dont il peut s’acquitter, y compris une photo de groupe de temps à autre lors de rencontres mondiales.
Si vous êtes aussi indignée que je le suis par cet état de choses, veuillez vous joindre à moi pour réclamer une action conjointe de nos trois partis d’opposition. Les tribunaux ont dit être mal placés pour traiter de l’application de la Loi, et que c’est au Parlement qu’il incombe de veiller à sa mise en œuvre. Suite à cette décision décevante de la Cour suprême, Les Ami(e)s de la Terre finalisent leur programme d’action et le rendront public la semaine prochaine. Écrivez-moi directement pour être informé(e) de ce programme, à Beatrice@foecanada.org |